©2019 Pierre-Vincent Innocente

Les femmes

La femme au chapeau,
The woman with a hat

Tes yeux sont si profonds qu’en me penchant pour boire

Tes yeux sont si profonds qu’en me penchant pour boire

J’ai vu tous les soleils se mirer

S’y jeter à mourir tous les désespérés

Tes yeux sont si profonds que j’y perds la mémoire.

Louis Aragon, Les yeux d’Elsa.

Fanny et Cléo

J’ai descendu dans mon jardin

Pour y cueillir du romarin.

Gentils coquelicots, Mesdames,

Gentils coquelicots nouveaux.

Chanson enfantine

M. L.

Serait-ce un crime d’avoir pu apprécier votre charmante figure, vos talents séducteurs, vos grâces enchanteresses ?

Choderlos de Laclos, Les liaisons dangereuses.

Américaine,
American woman

Ses yeux qui étaient confiants et tranquilles, ses cheveux fins qui lui retombaient sur le front et qu’elle relevait d’un geste alangui, ses lèvres fraîches, dont les baisers étaient toujours savoureux – il regardait tout cela en maître.

Louis Hémon, Monsieur Ripois ou la Némésis.

Femme rêvant,
Woman dreaming

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,

Luxe, calme et volupté

Baudelaire, L’invitation au voyage

Éliane

Ses cheveux sont d’or on dirait

Un bel éclair qui durerait

Ou ces flammes qui se pavanent

Dans les roses-thé qui se fanent.

Guillaume Apollinaire, La jolie rousse

Kittie

Ma petite nymphe Macée,

Plus blanche qu’yvoire taillé

Plus blanche que neige amassée

Plus blanche que laict caillé,

Ton beau teint ressemble les lis

Avec les roses cueillis.

Ronsard, Ode VIII

Géante,
A giant girl

Ô femmes,

je vous aime toutes, là c’est dit !

Paul Verlaine

 
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