©2019 Pierre-Vincent Innocente

Portrait de l'artiste

par Jacques Delatour

L'enfance de Pierre-Vincent n’a pas toujours été facile et peut-être a-t-elle contribué à forger son caractère. Il se souvient du temps où il voyait son père trimer dur sur des chantiers de

construction. Une vraie histoire à la Cavanna.

Mais Pierre-Vincent a pu faire de bonnes études techniques et sous la direction de Pierre Palué, directeur de l’École d’Art de Romans, a pu assouvir sa jeune passion pour le dessin et la peinture. Á 18 ans, il participe déjà à une exposition de groupe et se voit remarqué par le célèbre critique d’art, Claude- Roger Marx.

C’est alors qu’il ressent une sorte d’appel du large, rompt les amarres et gagne Grenoble où il étudie l’architecture. Il l’a décidé : il sera architecte un peu par nécessité, peintre toujours par passion.

L’homme est solide au physique comme au moral. Il a su mettre à profit ses mois de service militaire dans l’armée de l’air à Madagascar pour assouvir, dans le poste de bibliothécaire, qui lui était attribué sa soif de lecture.

Peintre il est, mais aussi incorrigible grand lecteur. Il connaît tous les grands peintres – ceux qu’il appelle de la belle expression baudelairienne « les phares » – les Italiens de Caravage à Véronèse en passant par Bellini, Giotto, Lippi et bien sûr Léonard de Vinci. « Non, précise-t-il, je ne les connais pas vraiment tous ; par exemple, je ne connais pas bien Lotto ».

Mais il aime aussi les Hollandais et les Espagnols. Ne se sent guère proche des cubistes. Il se délecte de Michel Onfray et des philosophes. « Nous allons mettre, me dit-il avec gourmandise, un peu de philosophie dans la peinture .»

Quel est son romancier favori ? Son poète préféré ? Il ne peut se résoudre à choisir tant ses intérêts sont multiples. Il bouillonne d’idées comme sa peinture bouillonne de couleurs. Il ne se lasse pas d’essayer et d’essayer encore. Il recherche inlassablement au fond de lui-même ce que la nature ne cède pas spontanément.


Fleurs et objets en ressortent transfigurés. N’ont-ils pas une âme comme le disait Victor Hugo ? Une âme qu’il faut savoir apprivoiser à la sueur… de ses pinceaux !

Pierre-Vincent Innocente, pour sa plus grande satisfaction, est condamné à peindre. Cela fait partie de ses gènes. Il le dit : « c’est ma fatalité. »

 

Auto-portrait

Le principal trait de mon caractère : travailleur.
La qualité que je préfère chez une femme : le fait d’être femme.
La qualité que je préfère chez une femme : le fait d’être femme.
Mon principal défaut : l’hyper réactivité. Mon occupation préférée : apprendre !
Quel serait mon plus grand malheur : perdre la mémoire et le souci des autres.
Ce que je voudrais être : moins exigeant.
Le pays où je désirerais vivre : ailleurs…
La couleur que je préfère : celle qui s’accorde le mieux.
La fleur que j’aime : celle des champs.
L’animal que je préfère : le chien ; le chat aussi.
Mes auteurs favoris en prose : Michel Onfray, Yvan Illich, Oscar Wilde.
Mes poètes préférés : Villon, Baudelaire, Verlaine, Nerval, Brassens.
Mes héros et héroïnes : ceux et celles du quotidien.
Mes compositeurs préférés : Bach, Boccherini, Verdi, Vivaldi, Ravel
Mes peintres préférés : « Les phares »
Ce que je déteste par-dessus tout : la bêtise, la méchanceté, l’égoïsme, l’indifférence.
Le fait militaire que j’admire : une paix sans victoire.
Le don que j’aurais aimé avoir : celui de soulager la souffrance.
La réforme que j’admire le plus : celle qui rend les gens meilleurs.
Les fautes qui m’inspirent le plus d’indulgence : les fautes involontaires.

 

Portrait (english)

par Jacques Delatour

Pierre-Vincent’s childhood was not all beer and skittles, yet it probably strengthened his character. He still remembers when he had to help his father – an Italian immigrant who earned his living on building sites.

But Pierre-Vincent did study in a good technical college and managed to get a draughtsman degree. At the same time he used to go to the Art Academy of Romans where Pierre Palué, taught him the love of painting and drawing. At eighteen he got his first reward when he exhibited his paintings in an art showroom.

Then he pursued his art studies in Grenoble and decided he would be an architect, still keeping deep in his heart his passion for painting.

He is a strong man, both in his body and his mind. A painter, of course, but also a great reader. He knows nearly everything about the greatest painters of the past. He mostly admires the Italians from Caravage to Veronese and Leonardo da Vinci, the Dutch (Vermeer and Rembrandt) and the Spanish. On the opposite he readily confesses cubist painters are not his cup of tea.

 What is his favourite novelist ? His favourite poet ? He does not like to answer for he loves too many of them. His mind will always be teeming with ideas and his paintings teeming with brilliant colours. He never stops trying end trying again, searching in the deepest coils of his mind what nature around him hides to him. Under his brushes flowers and ordinary things come out transfigured. Are they not endowed of a soul, as poet Victor Hugo would say ?

Pierre-Vincent for his greatest pleasure cannot but paint. Painting is engraved in his genes. As he is wont to say : “ It is my fate .”

 

Self-portrait (english)

The key feature of my character : I am a hardworking man.
The thing I like most in a woman : that she is a woman.
What I like most in my friends : their friendliness.
My greatest fault : I am over reactive.
My favourite activity : learning.
What would be my greatest misfortune : losing my memory and no longer caring for people.
What I would like to be : a little less exacting.
The country where I would like to live : elsewhere.
My favourite colour : that one which offers the best harmony.
A flower that I love : a meadow flower.
My favourite animal : a dog and also a cat. My favourite prose authors : How can I choose ? Michel Onfray, Ivan Illich, Oscar Wilde.
My favourite poets : Villon, Baudelaire, Verlaine, Nerval, Brassens.
My heroes and heroines : everyday people. My favourite composers : Bach, Boccherini, Verdi, Vivaldi, Ravel.
My favourite painters : the great ones whom Baudelaire called “ Les phares”
What I most dislike : stupidity, wickedness, selfishnes, indifference.
The military fact that I most admire : none ! Maybe peace without victory.
The reform that I most admire : that which would make people better.
The faults that bring out the greatest indulgence in me : the unintentional ones. My motto : Partaking, communicating and keeping aware.

 
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